La fertilité en nutrithérapie orthomoléculaire

La médecine orthomoléculaire s’intéresse à la richesse de notre alimentation en nutriments, ces éléments essentiels que notre corps récupère des aliments pour faire fonctionner nos cellules. Ces nutriments regroupent vitamines, acides aminés et oligo-éléments (minéraux présents sous forme de traces) et leur importance est connue depuis longtemps.
La médecine orthomoléculaire va donc compléter les consignes générales de traitement par une hygiène de vie alimentaire et indiquer quels compléments nutritionnels
peuvent aider à résoudre les problèmes de santé. L’association pour le développement de la nutrition orthomoléculaire (ADNO) en promeut l’action.
Dans le domaine de la fertilité, sous condition d’absence de motifs physique mécanique, allergique, de traitement médical stérilisant, une correction diététique de base va être proposée en première approche.
Ainsi, chacun veillera à :
réduire les graisses
animales,
limiter les produits hyper
raffinés aux calories vides du sucre et des farines blanches,
suivre le précepte indiquant
qu’il faut manger « comme un gueux le soir »,
varier les sources de
protéines en alternant viande, poisson, fromage et en choisissant une source principale d’apport par repas,
augmenter l’apport de fibres
par la consommation de légumes verts, légumineuses et céréales (semi) complètes,
se contenter de 2 verres de
vin rouge, en excluant les apéritifs,
à varier les huiles de
cuisine en respectant leur résistance à la chaleur,
augmenter sa consommation de
poisson frais non frit,
diminuer le sel en réduisant
les plats préparés, les conserves et ne resalant pas.
Ces conseils complèteront efficacement ceux de « garder la ligne haricot vert ! »
Par ailleurs, vous pouvez aussi vous attaquer aux agents polluants auxquels vous êtes peut-être exposé (sûrement si vous êtes fumeur !)
Cette intoxication par les métaux lourds (xénobiotiques) regroupe différentes substances arrivées dans notre
alimentation par le biais de la chaîne alimentaire : plomb des peintures ou de la vaisselle émaillée, mercure et cadmium présents dans les poissons de la Méditerranée, aluminium… ne sont que
les exemples les plus connus.
Quelques mesures de protection :
Vitamine C
2g/jour
Antioxydants : vitamine
E 800 UI/jour, sélénium, sélénométhionine,
Acides aminés
soufrés,
Acide lipoïque, 200 à 400
mg/jour
Silymarine (Chardon-Marie),
1g/jour par son action protectrice et régénérante du foie
Ail des ours en teinture mère
ou gélules (2/jour),
Algue Chlorella 1 à 2 g x 3 à
4 fois/jour : riche en chlorophylle (d’où son nom) en vitamines et oligo-éléments, cette algue est, en autres actions, un excellent anti-oxydant qui va aider l’organisme à éliminer le plomb,
le cadmium, les PCB, les insecticides… et les infections pulmonaires chroniques ; inconvénients : elle peut mobiliser plus de mercure qu’elle ne peut éliminer, aggravant les effets
secondaires et obligeant à augmenter les doses absorbées au risque de désordres gastro-intestinaux ; vue sa puissance, l’auto-médication est fortement déconseillée,
Laminaria japonica en extrait
sous le nom de « Modifilan », 6 gélules/jour pour un poids inférieur à 70 kg, 8/jour entre 70 et 80 kg, 10 entre 90 et 100 kg et 12 au-delà de 100 kg, pendant le temps nécessaire
(souvent 3 à 6 mois).
Enfin, vous pouvez stimuler le fonctionnement des gonades par
Chez
l’homme :
o zinc 100 à 250 mg/jour et vitamine B6 100
à 200 mg/jour,
o tribulus terrestris, panax ginseng ou
maca (lepidium meyenii),
Chez la
femme :
o Vitamine B2 100 à 300
mg/jour,
o Vitamine B5 300 à 600
mg/jour,
o Fer et folate (B9) en cas de
déficience,
o Sélénium 100 g/jour et vitamine E 400 à
800 UI/jour comme anti-oxydants,
o Arginine dans la limite maximale de 10
g/jour pour stimuler l’hormone de croissance.
Ces indications sont des pistes qui peuvent aider à améliorer une situation d’hypo-fertilité.
L’auto-médication est à déconseiller formellement. Des analyses précises aideront votre médecin à vous prescrire les doses adéquates à votre
santé.
Parlez-en à votre médecin !
Pour en savoir plus
  • – Les livres du Dr Dominique Rueff (« la bible des vitamines » Editions Albin Michel, « Intoxication aux métaux lourds : supplémentations
    nutritionnelles et affections neuropsychologiques » Editions Destination forme…)
  • – Avis sur les chélateurs : Atelier santé
  • – « Pratiques de santé » n°42, page 4-5, www.soignez-vous.com
  • « La phytothérapie, entre science et tradition », de P. Depoërs, F. Ledoux, P. Meurin, Editions Amyris&Inspir
  • – Association pour le développement de la médecine orthomoléculaire, ADNO
  • – Une publication scientifique sur Pubmed (journal d’Andrologie, Fevrier 2006)  « Semen quality in fertile US men in relation to geographical area and pesticide exposure »– Et les sources habituelles dans l’article « Sources scientifiques » 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Vous connaissez des personnes qui peuvent être concernées par cet article ? Pensez à le partager !

Un commentaire

  1. Ping :L’homéopathie de la fertilité féminine et masculine

Laisser un commentaire