Contraceptifs oraux et réserve ovarienne : une étude jette le doute | Le Quotidien du Medecin

Chez les patientes qui consultent pour une évaluation de leur fertilité, la contraception orale combinée serait associée à une réserve ovarienne plus faible, selon les résultats d’une étude danoise présentés mardi 1er juillet lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui se tient à Munich jusqu’à mercredi.

Kathrine Birch Petersen et ses collègues de l’université de Copenhague ont mené ces travaux sur 833 femmes ayant consulté la clinique de l’université pour une évaluation de leur fertilité. Une échographie transvaginale a été réalisée chez chacune de ces patientes, ainsi qu’un dosage de l’hormone antimüllérienne (AMH). Cette dernière étant sécrétée par les cellules de la granulosa qui entourent les follicules, son dosage sérique constitue un bon index de la réserve ovarienne.

Pas de différence au niveau des plus petits follicules

Les volumes moyens des ovaires des femmes sous contraception orale (près de 30 % du groupe) étaient significativement plus réduits que ceux des patientes employant d’autres moyens de contraception : de 29 à 52 % plus petits selon les groupes, avec une réduction plus prononcée chez les femmes de 19 à 30 ans (p inférieur à 0,0005).

Comparées aux femmes qui utilisaient un autre moyen de contraception, les patientes sous contraceptifs oraux combinés présentaient une diminution moyenne de 19 % du taux d’AMH, et une diminution de 16 % du nombre de follicules antraux. Après ajustement pour l’âge, l’indice de masse corporelle, le tabagisme et l’âge de leur mère au moment de la ménopause, les femmes sous contraception orale présentaient toujours une diminution de 30 % du taux d’AMH et un nombre de follicules antraux réduit de 20 %.

Cette baisse du nombre de follicules observée chez les femmes utilisant sous contraception orale n’était pas homogène. Elle était significative en ce qui concerne les plus gros follicules antraux (de 5 à 7 mm et de 8 à 10 mm) mais pas pour les plus petits, compris entre 2 et 4 mm.

Des biais possibles

De l’aveu même des auteurs, le fait d’avoir réalisé une telle étude sur une population de femmes qui se questionnaient sur leur fertilité, et qui rencontraient donc probablement des difficultés à concevoir, constitue un biais potentiel. Ces résultats, qui seront soumis à la revue « Human Reproduction » en septembre prochain, sont donc à considérer avec prudence.

Damien Coulomb

Source: www.lequotidiendumedecin.fr

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Le sperme de donneurs âgés serait tout aussi efficace – TopSanté

Dans le cadre d’une insémination artificielle par don de sperme, des chercheurs ont démontré que celui de donneurs âgés avait le même taux de réussite que celui des hommes plus jeunes.

Au Royaume-Uni, l’âge moyen des donneurs de sperme a augmenté depuis la loi de 2005 qui supprime le droit à l’anonymat. Depuis cette date, les donneurs doivent laisser leur identité pour que les enfants nés d’un don de gamètes puissent éventuellement les contacter à leur majorité. Les médecins et les femmes étaient inquiets et se demandaient si leurs chances de tomber enceinte n’allaient pas être réduites en utilisant du sperme de donneurs plus âgés.

Mais la dernière étude n’a trouvé aucune différence dans le taux de bébés nés vivants par rapport à l’âge du donneur de sperme. L’étude, menée par le Dr Meenakshi Choudhary, du Centre de fertilité de Newcastle avec son collègue le Dr Navdeep Ghuman, a porté sur 40 000 cycles de traitement impliquant un donneur de sperme entre 1991 et 2012 à partir de la base de données tenue par la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA).

Pas de baisse des naissances avec l’augmentation de l’âge des hommes

Le Dr Meenakshi Choudhary est très claire : « c’est la qualité du sperme des hommes plutôt que l’âge qui compte ». Chez les patients donneurs d’insémination, pour un donneur âgé de moins de 20 ans, le taux de natalité était de 9,7%. Pour un donneur âgé entre 41 et 45 ans, le taux s’élève à 12%.

Les femmes sont légèrement plus susceptibles d’avoir un bébé si le sperme a été donné par un homme d’âge moyen « parce qu’il a prouvé sa fécondité en ayant une famille avant », explique le Dr Choudhary.

Inquiétude autour de la pénurie de donneurs de sperme

Les lignes directrices actuelles du Royaume-Uni suggèrent que les hommes de plus de 40 ans ne doivent pas donner et créent ainsi de longues listes d’attente. Résultats, au moins un quart de sperme de donneur utilisé dans les cliniques de fertilité britanniques vient de l’étranger et en grande partie du Danemark.

Les conclusions de l’étude devraient donc aider le Royaume-Uni à revoir son jugement et à rassurer les femmes: « compte tenu de la nécessité d’avoir plus de donneurs de sperme au Royaume-Uni, il est peut-être temps que les lignes directrices sur le don de sperme soient examinées à la lumière de cette étude, pour envisager d’étendre l’âge limite » ajoute Sarah Norcross, directrice du Progress Educational Trust.

Jusqu’à maintenant, les doutes quant à un sperme âgé portaient sur le risque accru de fausse couche ou de malformations congénitales. L’âge avancé a souvent été aussi associé à des troubles chez l’enfant sur le long terme. Mais le Dr Choudhary invoque le manque de données disponibles pour l’affirmer.

Le Professeur Allan Pacey président de la British Fertility Society, lui, n’est pas de cet avis et assure que la hausse de ces troubles est « très faible, mais détectable ». Il se montre d’ailleurs plutôt inquiet et frileux quant à une hausse de la limite d’âge pour les donneurs de sperme à 45 ans « en raison des effets possibles sur la santé des enfants ».

Source: www.topsante.com

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